lundi 5 décembre 2011

Moi Zombie, Chronique de la douleur


Réalisation : Andrew Parkinson
Année : 1998
Pays : Angleterre
Durée : 79 min.
Distribution partielle : Giles Aspen, Ellen Softley, Dean Sipling ...



Mon Avis :

Depuis "White Zombie" de Victor Halperin en 1932, le Mort-Vivant à traversé les années. Représenté par des maitres comme George A. Romero ou Lucio Fulci, il a souvent été utilisé pour faire passer un message ou tout simplement pour le coté fascinant qu'il véhicule à travers son apparence. Le film d'Andrew Parkinson est doté d'une approche assez particulière car il suit le quotidien d'un homme ayant été mordu et qui vit au jour le jour sa métamorphose.

Synopsis : La vie de Mark, jeune botaniste, a basculé lors d'une promenade en forêt. Il a pénétré dans une maison où une femme endormie et semblant très malade était allongée à côté de son mari. Sans raison, à son réveil, cette femme mord Mark au cou. Quand il revient à lui, au bout de plusieurs jours, il réalise avec effroi qu'il a des pulsions cannibales et peu à peu sa peau et ses membres se détèriorent. Il commence alors à se transformer en zombie...


Filmé avec trois fois rien, le film dispose d'une crédibilité importante liée à des effets spéciaux réussis et à une excellente interpretation de la part de l'acteur principal. L'ambiance glauque vient en partie d'une musique certes simpliste mais qualitative, composée par le réalisateur lui-même.

Indirectement, le film traite d'un sujet délicat : celui de la maladie, et particulièrement le sida. En effet, on y retrouve les séquelles physiques et irréversibles du virus, représentée cette fois par la putréfaction du zombie.

Ce qui m'a particulièrement touché dans ce film, c'est le coté mélancolique qui en découle. On se rends à l'évidence que la marche arrière ne peut etre enclenchée, ce qui rends le métrage particulièrement immersif. L'acteur enchainant à tour de role, convulsions et transformations physiques, on éprouve de la compassion, de la douleur et de la peine face au spectacle qui nous est donné de voir. 
Pour ma part, il s'agit du film de zombies le plus éprouvant et le plus émouvant que j'ai vu dans ma vie de cinéphile.


Note globale : 6/6

dimanche 4 décembre 2011

Pervert !


Réalisation : Jonathan Yudis
Année : 2005
Pays : U.S.A
Durée : 81 min.
Distribution partielle : Mary Carey, Sean Andrews, Darrell Sandeen, Juliette Clarke ...


Mon Avis : 

Le cinéma d'exploitation existe depuis l'invention du cinématographe mais c'est à partir des années 70 qu'il prend son essor. Mettant en scène sexe, gore, violence, provocations politique ou autres, le cinéma dit "Grindhouse" a marqué des générations entières de cinéphiles dont Jonathan Yudis, le réalisateur de ce film atypique que je vais vous présenter. 

Synopsis : James se rend chez son père dans le désert pour y passer l'été à travailler. Ce dernier est un vieux pervers qui connaît un franc succès auprès des jeunes femmes alors que James essuie les échecs coup sur coup. Suite à la soudaine disparition d'une maîtresse du père, James se demande si le vieux n'aurait pas des tendances meurtrières. L'étrange atelier dans lequel il fabrique des sculptures en viande n'a rien de trop rassurant à ses yeux et il décide d'entamer sa petite enquête. 



Directement inspiré du cinéma de Herschell Gordon Lewis et de Russ Meyer, Jonathan Yudis nous propose un pur film "sexploitation" très humoristique et un tantinet gore. Les connaisseurs feront immédiatement le lien avec la série "Vixens" de Russ Meyer et son gout immodéré pour les femmes à forte poitrine, naturelle de surcroit. 

Pour ce métrage, le réalisateur s'est bien entouré puisqu'il a fait appel à la star du X américaine, Mary Carey, créature aux mensurations hors-normes et connue notamment pour sa ressemblance avec la célèbre chanteuse. Sur ce point, on peut dire qu'elle est totalement investie dans son rôle puisqu'elle n’arrêtes pas de s'afficher nue ou topless, pour le plus grand plaisir du spectateur. 
A ça, va s'ajouter une sorte d’enquête qui, au final, va aboutir à du grand n'importe quoi (Je ne voudrais pas vous gâcher la surprise).

En bref,  un film redneck à l'humour "Tex Avery" boosté au viagra et qui transpire l'amour pour les seventies .


Note globale : 6/6


vendredi 2 décembre 2011

Lifelover - Sjukdom


Date de parution : 14 Février 2011
Pays d'origine : Suède
Genre : Depressive Black Metal
Durée totale : 56:10

Tracklist : 

01."Svart galla"        
02."Led by misfortune"      
03."Expandera"      
04."Homicidal tendencies"   
05."Resignation"      
06."Doften av tomhet"      
07."Totus anctus"      
08."Horans hora"      
09."Bitterljuv kakofoni"      
10."Becksvart frustration"      
11."Nedvaknande"      
12."Instrumental asylum" (Instrumental)    
13."Utdrag"        
14."Karma"       


 Membres : 
Kim "( )" Carlsson : Chant
Jonas "B" Bergqvist : Chant, Guitare, Basse, Piano
Henrik "H" : Guitare
Fix : Basse
Kral : Percussions
1853 : Chant additionnel
 
Lifelover. Devant un nom pareil, on ne s'imagine pas avoir affaire avec un groupe de métal et pourtant .... 

Formé en 2005 par "( )" et "B", ce groupe au patronyme plutôt ironique s'est rapidement fait une place dans la sphère Black Metal scandinave en distillant un métal noir dépressif, sombre et éprouvant. Après la sortie d'une démo la même année, le groupe sort son premier album "Pulver" en 2006 et continue a sortir des albums à raison d'un par an.

"Sjukdom" déroge à la règle et sort deux ans après l’excellent "Konkurs". Dès les premières notes, l'album se démarque nettement du reste de la discographie du groupe avec un son plutôt propre. Le chant de Kim reste torturé, plaintif et sanglotant et la composition de "B", aussi immersive que créative. Sur cet enregistrement, le groupe opte pour une boite à rythme, au grand dam des fans de la première heure qui décrient ce choix. 

Je dois dire que cet album m'a beaucoup marqué notamment les morceaux "Svart Galla" et "Expandera" qui disposent d'une ambiance triste voire mélancolique. Si vous êtes fan de groupe comme "Shining", n'hésitez pas à vous plonger dans l'univers de "Lifelover" qui malheureusement, à splitté en septembre 2011 suite au décès de "B", la tête pensante du groupe.

Note globale : 15/20