jeudi 1 mars 2012

Les Discrets - Ariettes Oubliées


Date de parution : 10 Février 2012
Pays d'origine : France
Genre : Post Rock / Shoegaze / Black Metal
Durée totale : 42:46

Tracklist :

01."Linceul d'hiver"         
02."La traversée"          
03."Le mouvement perpétuel"          
04."Ariettes oubliées I: Je devine à travers un murmure..."         
05."La nuit muette"         
06."Au creux de l'hiver"         
07."Après l'ombre"    
08."Les regrets"     

 Membres : 
Fursy Teyssier : Guitare, Basse, Chant
Audrey Hadorn : Chant
Winterhalter : Batterie

Sorti à peine deux ans après "Septembre et ses dernières pensées", "Ariettes Oubliées" à la lourde tache de succéder à un album qui avait marqué la plupart de ses auditeurs. En effet, l'ambiance tristement jolie de l’œuvre avait eu un impact inattendu sur moi même (voir article sur ce même blog) et j'aime autant dire que j'avais hâte de découvrir ce que le groupe réservait pour la suite.

Dès la première écoute de "Ariettes Oubliées", j'ai été frappé par une sorte de changement quasi radical. Je ne m'attendais pas à ce que l'album soit aussi différent de son prédécesseur. Même si l'on retrouve avec exactitude l'esprit des Discrets, les compositions paraissent plus mures, plus complexes. A commencer par le chant qui s'avère moins éthéré qu'avant, chose qui m'a surpris en premier. J'ai aussi eu l'impression que l'onirisme des débuts s'était estompé mais j'ai vite remarqué qu'il n'avait pas complétement disparu, l'album étant plus sombre que son ainé.

Globalement, j'ai moins voyagé avec cet album mais c'est certainement lié au fait qu'il faut du temps pour en apprécier la quintessence. Pour moi, "Les Discrets" restera une excellente échappatoire auditive et visuelle, pour longtemps ... (NDLR : Fursy dessine également les illustrations de ses albums)

Note globale : 16,5 / 20


mardi 28 février 2012

Requiem pour un vampire


Réalisation : Jean Rollin
Année : 1971
Pays : France
Durée : 95 min.
Distribution partielle : Marie Pierre Castel, Mireille D'Argent, Louise Dhour ... 

Mon Avis : 

Quatrième film d'une tétralogie vampirique (Le Viol du Vampire - 1968 ; La Vampire Nue - 1969 ; Le Frisson des Vampires - 1970), "Requiem Pour Un Vampire" voit le jour en 1971 avec pour rôle principal, Marie Pierre Castel, connue notamment pour être l'une des actrices fétiches de Jean Rollin.

Synopsis : Profitant d'une fête costumée, Marie et Michelle s'enfuient d'un centre de redressement. Après une course poursuite avec la police et la mort de leur complice, elle n'ont d'autre choix que de fuir dans la campagne environnante. La nuit tombée, elles finissent par se réfugier dans un étrange château, sans se douter qu'il s'y trouve une secte de vampires.


L’œuvre présentée est très caractéristique des films de Jean Rollin : un scénario quasi-inexistant mais une accentuation sur l’esthétisme. Les actrices ont toujours tenue une place importante dans le cinéma du réalisateur (les plus aguerris d'entre vous ont sans doute remarqué que certaines figures reviennent de manière récurrente dans la filmographie du cinéaste), Les décors aussi font l'objet d'une attention toute particulière : Rollin aime les beaux paysages français reculés ainsi que certains édifices pittoresques. Il nous emmène dans les méandres d'un château médiéval en ruines habité par des vampires, ces derniers ayant pour but de capturer de jeunes vierges afin d'assurer leur descendance.

De ce film à l'allure gothique émane une aura poétique bien connue. Il est quasiment muet et seul la musique accompagne cris, murmures et autres sons issus de la nature. Le jeu des acteurs étant trop théâtral, c'est sans doute ce qui a poussé le réalisateur à procéder ainsi.


Petit budget oblige, nous avons encore une fois affaire à des effets spéciaux ultra-cheap, mais quand on aime ce genre de cinéma, cela ne nous surprend guère (chauve souris en plastiques, canines de vampires grotesques ... feront le bonheur des amateurs de cinéma bis). Le métrage étant quasiment dépourvu de scénario, les différentes longueurs du film en décourageront plus d'un, mais en général, quand on regarde un film de Rollin, on sait à quoi s'en tenir ... 

"Requiem Pour Un Vampire" est un film poétique et macabre teinté d'érotisme et d'improbabilité. Même s'il ne s'agit pas d'un des meilleurs films de Jean Rollin, il n'en reste pas moins anecdotique.


Note globale : 4/6



dimanche 19 février 2012

A l'intérieur


Réalisation : Alexandre Bustillo & Julien Maury
Année : 2007
Pays : France
Durée : 83 min.
Distribution partielle : Alysson Paradis, Béatrice Dalle, Nathalie Roussel ...



Mon Avis : 

Premier film du Tandem "Bustillo (Mad Movies)/ Maury (Pizza à l'oeil)", "A l'intérieur" voit le jour en 2007 avec un casting français regroupant la sulfureuse Béatrice Dalle et la très rare Alysson Paradis (sœur de la célèbre actrice-chanteuse).

Synopsis : Depuis la mort tragique de son mari dans un accident de voiture, Sarah est seule et malgré une mère omniprésente, c'est seule qu'elle passera son réveillon de Noël. Seule et enceinte. Cette nuit est la dernière que la jeune femme passera chez elle. Le lendemain matin, celle-ci doit entrer à l'hôpital pour accoucher. Dans sa maison, tout est calme. Jusqu'au moment où quelqu'un vient frapper à sa porte. Derrière, une femme prête à tout pour arracher l'enfant qu'elle porte en elle...


Petite perle venue tout droit de notre hexagone, "A l'intérieur" utilise intelligemment les codes du Giallo et du Slasher au service d'un huis-clos jaunâtre et poisseux, sur fond de tragédie. Béatrice Dalle, de noir vêtue (le mal) , est totalement investie de son rôle machiavélique tandis qu'Alysson Paradis, en blanc (la pureté) subit les assauts de sa tortionnaire avec sa vulnérabilité de femme enceinte.

L'histoire se déroule en pleine période d'émeutes banlieusardes, ce qui amène à constater que le mal n'est pas là où on l'attend le plus et que les dégradations matérielles n'équivalent en aucun cas les dégradations physiques et psychologiques.
Bref, l'ambiance que dégage ce film est lourde, pesante et assez malsaine. Tout ça grâce à une mise en scène aux petits oignons.

Mais malgré quelques incohérences et quelques effets spéciaux trop artisanaux, le résultat final est plus que satisfaisait et propose un final grand-guignolesque qui plaira aux amateurs de tripes et de sang. 
 

Note globale : 5/6