mardi 28 février 2012

Requiem pour un vampire


Réalisation : Jean Rollin
Année : 1971
Pays : France
Durée : 95 min.
Distribution partielle : Marie Pierre Castel, Mireille D'Argent, Louise Dhour ... 

Mon Avis : 

Quatrième film d'une tétralogie vampirique (Le Viol du Vampire - 1968 ; La Vampire Nue - 1969 ; Le Frisson des Vampires - 1970), "Requiem Pour Un Vampire" voit le jour en 1971 avec pour rôle principal, Marie Pierre Castel, connue notamment pour être l'une des actrices fétiches de Jean Rollin.

Synopsis : Profitant d'une fête costumée, Marie et Michelle s'enfuient d'un centre de redressement. Après une course poursuite avec la police et la mort de leur complice, elle n'ont d'autre choix que de fuir dans la campagne environnante. La nuit tombée, elles finissent par se réfugier dans un étrange château, sans se douter qu'il s'y trouve une secte de vampires.


L’œuvre présentée est très caractéristique des films de Jean Rollin : un scénario quasi-inexistant mais une accentuation sur l’esthétisme. Les actrices ont toujours tenue une place importante dans le cinéma du réalisateur (les plus aguerris d'entre vous ont sans doute remarqué que certaines figures reviennent de manière récurrente dans la filmographie du cinéaste), Les décors aussi font l'objet d'une attention toute particulière : Rollin aime les beaux paysages français reculés ainsi que certains édifices pittoresques. Il nous emmène dans les méandres d'un château médiéval en ruines habité par des vampires, ces derniers ayant pour but de capturer de jeunes vierges afin d'assurer leur descendance.

De ce film à l'allure gothique émane une aura poétique bien connue. Il est quasiment muet et seul la musique accompagne cris, murmures et autres sons issus de la nature. Le jeu des acteurs étant trop théâtral, c'est sans doute ce qui a poussé le réalisateur à procéder ainsi.


Petit budget oblige, nous avons encore une fois affaire à des effets spéciaux ultra-cheap, mais quand on aime ce genre de cinéma, cela ne nous surprend guère (chauve souris en plastiques, canines de vampires grotesques ... feront le bonheur des amateurs de cinéma bis). Le métrage étant quasiment dépourvu de scénario, les différentes longueurs du film en décourageront plus d'un, mais en général, quand on regarde un film de Rollin, on sait à quoi s'en tenir ... 

"Requiem Pour Un Vampire" est un film poétique et macabre teinté d'érotisme et d'improbabilité. Même s'il ne s'agit pas d'un des meilleurs films de Jean Rollin, il n'en reste pas moins anecdotique.


Note globale : 4/6



dimanche 19 février 2012

A l'intérieur


Réalisation : Alexandre Bustillo & Julien Maury
Année : 2007
Pays : France
Durée : 83 min.
Distribution partielle : Alysson Paradis, Béatrice Dalle, Nathalie Roussel ...



Mon Avis : 

Premier film du Tandem "Bustillo (Mad Movies)/ Maury (Pizza à l'oeil)", "A l'intérieur" voit le jour en 2007 avec un casting français regroupant la sulfureuse Béatrice Dalle et la très rare Alysson Paradis (sœur de la célèbre actrice-chanteuse).

Synopsis : Depuis la mort tragique de son mari dans un accident de voiture, Sarah est seule et malgré une mère omniprésente, c'est seule qu'elle passera son réveillon de Noël. Seule et enceinte. Cette nuit est la dernière que la jeune femme passera chez elle. Le lendemain matin, celle-ci doit entrer à l'hôpital pour accoucher. Dans sa maison, tout est calme. Jusqu'au moment où quelqu'un vient frapper à sa porte. Derrière, une femme prête à tout pour arracher l'enfant qu'elle porte en elle...


Petite perle venue tout droit de notre hexagone, "A l'intérieur" utilise intelligemment les codes du Giallo et du Slasher au service d'un huis-clos jaunâtre et poisseux, sur fond de tragédie. Béatrice Dalle, de noir vêtue (le mal) , est totalement investie de son rôle machiavélique tandis qu'Alysson Paradis, en blanc (la pureté) subit les assauts de sa tortionnaire avec sa vulnérabilité de femme enceinte.

L'histoire se déroule en pleine période d'émeutes banlieusardes, ce qui amène à constater que le mal n'est pas là où on l'attend le plus et que les dégradations matérielles n'équivalent en aucun cas les dégradations physiques et psychologiques.
Bref, l'ambiance que dégage ce film est lourde, pesante et assez malsaine. Tout ça grâce à une mise en scène aux petits oignons.

Mais malgré quelques incohérences et quelques effets spéciaux trop artisanaux, le résultat final est plus que satisfaisait et propose un final grand-guignolesque qui plaira aux amateurs de tripes et de sang. 
 

Note globale : 5/6

lundi 5 décembre 2011

Moi Zombie, Chronique de la douleur


Réalisation : Andrew Parkinson
Année : 1998
Pays : Angleterre
Durée : 79 min.
Distribution partielle : Giles Aspen, Ellen Softley, Dean Sipling ...



Mon Avis :

Depuis "White Zombie" de Victor Halperin en 1932, le Mort-Vivant à traversé les années. Représenté par des maitres comme George A. Romero ou Lucio Fulci, il a souvent été utilisé pour faire passer un message ou tout simplement pour le coté fascinant qu'il véhicule à travers son apparence. Le film d'Andrew Parkinson est doté d'une approche assez particulière car il suit le quotidien d'un homme ayant été mordu et qui vit au jour le jour sa métamorphose.

Synopsis : La vie de Mark, jeune botaniste, a basculé lors d'une promenade en forêt. Il a pénétré dans une maison où une femme endormie et semblant très malade était allongée à côté de son mari. Sans raison, à son réveil, cette femme mord Mark au cou. Quand il revient à lui, au bout de plusieurs jours, il réalise avec effroi qu'il a des pulsions cannibales et peu à peu sa peau et ses membres se détèriorent. Il commence alors à se transformer en zombie...


Filmé avec trois fois rien, le film dispose d'une crédibilité importante liée à des effets spéciaux réussis et à une excellente interpretation de la part de l'acteur principal. L'ambiance glauque vient en partie d'une musique certes simpliste mais qualitative, composée par le réalisateur lui-même.

Indirectement, le film traite d'un sujet délicat : celui de la maladie, et particulièrement le sida. En effet, on y retrouve les séquelles physiques et irréversibles du virus, représentée cette fois par la putréfaction du zombie.

Ce qui m'a particulièrement touché dans ce film, c'est le coté mélancolique qui en découle. On se rends à l'évidence que la marche arrière ne peut etre enclenchée, ce qui rends le métrage particulièrement immersif. L'acteur enchainant à tour de role, convulsions et transformations physiques, on éprouve de la compassion, de la douleur et de la peine face au spectacle qui nous est donné de voir. 
Pour ma part, il s'agit du film de zombies le plus éprouvant et le plus émouvant que j'ai vu dans ma vie de cinéphile.


Note globale : 6/6

dimanche 4 décembre 2011

Pervert !


Réalisation : Jonathan Yudis
Année : 2005
Pays : U.S.A
Durée : 81 min.
Distribution partielle : Mary Carey, Sean Andrews, Darrell Sandeen, Juliette Clarke ...


Mon Avis : 

Le cinéma d'exploitation existe depuis l'invention du cinématographe mais c'est à partir des années 70 qu'il prend son essor. Mettant en scène sexe, gore, violence, provocations politique ou autres, le cinéma dit "Grindhouse" a marqué des générations entières de cinéphiles dont Jonathan Yudis, le réalisateur de ce film atypique que je vais vous présenter. 

Synopsis : James se rend chez son père dans le désert pour y passer l'été à travailler. Ce dernier est un vieux pervers qui connaît un franc succès auprès des jeunes femmes alors que James essuie les échecs coup sur coup. Suite à la soudaine disparition d'une maîtresse du père, James se demande si le vieux n'aurait pas des tendances meurtrières. L'étrange atelier dans lequel il fabrique des sculptures en viande n'a rien de trop rassurant à ses yeux et il décide d'entamer sa petite enquête. 



Directement inspiré du cinéma de Herschell Gordon Lewis et de Russ Meyer, Jonathan Yudis nous propose un pur film "sexploitation" très humoristique et un tantinet gore. Les connaisseurs feront immédiatement le lien avec la série "Vixens" de Russ Meyer et son gout immodéré pour les femmes à forte poitrine, naturelle de surcroit. 

Pour ce métrage, le réalisateur s'est bien entouré puisqu'il a fait appel à la star du X américaine, Mary Carey, créature aux mensurations hors-normes et connue notamment pour sa ressemblance avec la célèbre chanteuse. Sur ce point, on peut dire qu'elle est totalement investie dans son rôle puisqu'elle n’arrêtes pas de s'afficher nue ou topless, pour le plus grand plaisir du spectateur. 
A ça, va s'ajouter une sorte d’enquête qui, au final, va aboutir à du grand n'importe quoi (Je ne voudrais pas vous gâcher la surprise).

En bref,  un film redneck à l'humour "Tex Avery" boosté au viagra et qui transpire l'amour pour les seventies .


Note globale : 6/6


vendredi 2 décembre 2011

Lifelover - Sjukdom


Date de parution : 14 Février 2011
Pays d'origine : Suède
Genre : Depressive Black Metal
Durée totale : 56:10

Tracklist : 

01."Svart galla"        
02."Led by misfortune"      
03."Expandera"      
04."Homicidal tendencies"   
05."Resignation"      
06."Doften av tomhet"      
07."Totus anctus"      
08."Horans hora"      
09."Bitterljuv kakofoni"      
10."Becksvart frustration"      
11."Nedvaknande"      
12."Instrumental asylum" (Instrumental)    
13."Utdrag"        
14."Karma"       


 Membres : 
Kim "( )" Carlsson : Chant
Jonas "B" Bergqvist : Chant, Guitare, Basse, Piano
Henrik "H" : Guitare
Fix : Basse
Kral : Percussions
1853 : Chant additionnel
 
Lifelover. Devant un nom pareil, on ne s'imagine pas avoir affaire avec un groupe de métal et pourtant .... 

Formé en 2005 par "( )" et "B", ce groupe au patronyme plutôt ironique s'est rapidement fait une place dans la sphère Black Metal scandinave en distillant un métal noir dépressif, sombre et éprouvant. Après la sortie d'une démo la même année, le groupe sort son premier album "Pulver" en 2006 et continue a sortir des albums à raison d'un par an.

"Sjukdom" déroge à la règle et sort deux ans après l’excellent "Konkurs". Dès les premières notes, l'album se démarque nettement du reste de la discographie du groupe avec un son plutôt propre. Le chant de Kim reste torturé, plaintif et sanglotant et la composition de "B", aussi immersive que créative. Sur cet enregistrement, le groupe opte pour une boite à rythme, au grand dam des fans de la première heure qui décrient ce choix. 

Je dois dire que cet album m'a beaucoup marqué notamment les morceaux "Svart Galla" et "Expandera" qui disposent d'une ambiance triste voire mélancolique. Si vous êtes fan de groupe comme "Shining", n'hésitez pas à vous plonger dans l'univers de "Lifelover" qui malheureusement, à splitté en septembre 2011 suite au décès de "B", la tête pensante du groupe.

Note globale : 15/20

dimanche 20 novembre 2011

The Human Centipede 2 (Full Sequence)


Réalisation: Tom Six
Année : 2011
Pays : Angleterre / Pays Bas
Durée : 84 min.
Distribution partielle : Laurence R. Harvey , Ashlynn Yennie, Dominic Borelli ...

 

Mon Avis :


Après avoir choqué les bien-pensants avec une première séquence, Tom Six remet le couvert deux ans après avec "The Human Centipede 2 (Full Sequence) et continue à faire parler de lui. En effet, le film est parvenu à être censuré en Angleterre, le pays qui l'a vu naitre. Jugé trop gore, trop malsain, c'est une victoire pour le jeune réalisateur, voulant finalement choquer l'opinion publique qui jugeait son premier mille pattes humain trop immoral.

Synopsis : Martin est un quarantenaire handicapé mental fasciné et obsédé par le film "The Human Centipede". Il cherche à créer à sa manière le fruit de la création entrepris par le Docteur Heitzer dans le film original. Son objectif est de faire un mille-pattes avec douze personnes, toutes reliées de la tête à l'anus pour ainsi créer le plus long tube digestif au monde. 


Tourné en Noir & Blanc, "The Human Centipede 2 (Full Séquence)" se définit en deux parties. la première campe le décor : on y découvre le personnage de Martin (brillamment interprété par Laurence R. Harvey), un individu au physique ingrat, complétement asocial et psychologiquement dérangé. Ce dernier occupe un poste de gardien de parking et vit avec sa mère dans un petit appartement dans une banlieue anglaise. Il voue une admiration perverse pour le film "The Human Centipede (First Sequence)" et projette d'effectuer la même opération grâce à douze personnes qu'il a capturé de droite et de gauche ... Mais à la différence du Dr Heiter, Martin ne connait strictement rien à la médecine, et encore moins la chirurgie.

La deuxième partie quant à elle, montre l'évolution du projet : L'opération. Et ce qui nous avait été suggéré jusqu’à maintenant devient une succession directe de scènes gores et malsaines (moi même j'avoue avoir été choqué par une scène en particulier). Délaissant les scalpels au profit d'une caisse à outils, Martin va effectuer son fantasme dans un vieux local sans la moindre asepsie, ce qui donnera lieu à de nombreuses complications ...

Sombre, violent, malsain et glauque, "The Human Centipede 2 (Full Sequence)" va plus loin que son prédécesseur. Son aspect monochromatique crasseux tranche avec le premier film qui avait des couleurs plutôt chaleureuses. Tom Six à eu idée de faire une indirecte suite ingénieuse et prépare en 2012, "The Human Centipede 3 (Final Sequence)". D'ici là, amusez vous bien ...



Note globale : 6/6

vendredi 18 novembre 2011

The Human Centipede (First Sequence)


Réalisation : Tom Six
Pays : Pays-Bas
Année : 2009
Durée : 92 min.
Distribution partielle : Dieter Laser, Ashley C. Williams, Ashlynn Yennie ...


Mon Avis :

A l'heure où l'on nous ressors tout les films à succès sous forme de remake hollywoodiens, de l'autre coté de l'atlantique, on a bien compris qu'il fallait être original. Dans le pays du Gouda (et de Dave), Tom Six, un réalisateur à ses débuts plutôt méconnu, a eu une brillante idée et l'exploite. Il raconte qu'après avoir vu un reportage sur des agresseurs d'enfants, il s'est dit que la seule punition adéquate était de "coudre sa bouche à un cul de camionneur obèse".  L'idée a pris du terrain et en 2009, "The Human Centipède" voit le jour. Il sera primé la même année au "Nightmare Film Festival"

Synopsis : Lindsay et Jenny, deux amies américaines parties faire du tourisme en Europe, se retrouvent bloquées en pleine nuit sur une route perdue après la crevaison d'un pneu de leur voiture de location. Elles décident d'aller chercher de l'aide à pied et arrivent dans une grande maison où vit un ancien chirurgien. Ce dernier les drogue et les attache ensuite sur des lits dans son sous-sol aménagé en laboratoire. 
Autrefois spécialiste des séparations de siamois, le Docteur Heiter va tenter l'opération inverse en reliant trois personnes (les deux jeunes filles et un homme japonais), la bouche de l'un étant cousue sur l'anus du précédent, afin de créer un être humain « mille-pattes ». Les trois victimes, une fois reliées en un seul et même tube digestif, subiront les brimades perverses du chirurgien fou.



Je pense que parmi les lecteurs de cet article, beaucoup vont se demander "Comment est-il possible de faire un film sur un mille-pattes humain, sans qu'il soit long et chiant ?" Eh bien, grâce à une bonne mise en scène et surtout grâce au Docteur "Maboule" Heiter, joué par Dieter Laser qui remporte tout les suffrages avec son rôle de chirurgien germanique extrémiste.  

Malgré tout, Le film souffre de quelques longueurs, l'aspect série TV allemande façon Derrick y étant pour beaucoup. Mais ça n’empêche pas d'avoir de la compassion pour ces pauvres personnes enchainées par leurs orifices. 
Là, l'horreur est particulièrement psychologique et suggérée (voire un peu trop à mon goût) mais qu'a cela ne tienne, "The Human Centipede" est un film malsain, dérangeant et anecdotique à ne pas glisser entre les mains des plus sensibles. 
La suite, "The Human Centipede 2 (Full Sequence)" est dans les starting-blocks et s'annonce comme une fausse suite, au paroxysme de ce qui a été vu dans la première séquence. Mais ça, c'est une autre histoire ...



Note globale : 3/6